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Depuis la nuit des temps, les hommes ont dû trouver dans leur environnement de quoi faire face à leurs problèmes de santé. Par expérimentation, par observation, ils ont aquis un savoir important sur les propriétés des végétaux, minéraux ou animaux à leur disposition.
Actuellement, des méthodes nouvelles allient savoir faire ancestral et modernité.
Utilisation traditionnelles des plantes médicinales :
- tisanes : les tisanes regroupent en réalité trois types de préparations à partir des plantes médicinales : les infusions, les décoctions et les macérations. Les infusions résultent de l'action de l'eau frémissante versée sur les plantes. La durée de l'infusion varie de quelques minutes à un quart d'heure. Les infusions conviennent pour les parties tendres des plantes, feuillles, fleurs, tiges, certains fruits, etc... La décoction se prépare en mettant les plantes dans de l'eau froide, qu'on porte ensuite à ébullition. Il faut maintenir l'ébullition quelques minutes avant de laisser infuser une dizaine de minutes. La décoction convient pour les parties plus coriaces des plantes, comme les écorces, les graines, certaines feuilles ou racines. Enfin, ma macération consiste en laissant "tremper" les parties concernées de la plante un certain temps, généralement une nuit, avant de réaliser une décoction. Les macértions sont rares et sont réservées à quelques plantes bien particulières comme l'harpagophytum.
- macération dans de l'huile : Les macéras huileux sont généralement réalisés avec de l'huile d'olive. Ils sont obtenus en laissant macérer les plantes pendant une période allant de quelques jours à quelques semaines dans l'huile avant de filtrer et de mettre en flacons opaques. Le macéra huileux le plus connu est sans conteste l'huile de millepertuis, aux vertus cicatrisantes, mais qu'il faut se garder d'appliquer avant de s'exposer à la lumière car elle est photosensibilisante.
- macération dans l'alcool : les macéras alcooliques sont couramment appelés teintures mères ou alcoolatures, en fonction du titre de l'alcool utilisé et de l'état de la plante à l'origine, fraîche ou sèche. Les macérations alccoliques sont une façon très intéressante d'utiliser les plantes, car elles se conservent très bien dans le temps. Par contre, elles font absorber une quantité non négligeable d'alcool et sont à proscrire des enfants et femmes enceintes.
- cataplasmes : les cataplasmes sont à usage externe. On les prépare en écrasant les parties de plantes qu'on souhaite utiliser, et en les maintenant en place à l'aide d'une bande. Un cataplasme très efficace sur les douleurs et rhumatismes et le cataplasme de feuilles de chou.
Les formes plus modernes :
- les gélules et les comprimés : Gélules et comprimés sont des formes pratiques, adaptées à notre vie consummériste et toujours en manque de temps. Leur avantage est d'être facile de prise et de limiter les goûts désagréables liés à la prise de plantes en infusion. Par contre, il faut être très vigilant quant à la provenance des produits, et à leur date de fabrication ou de péremption. Leur principal inconvénient est de ne pas faire boire suffisamment la personne qui les prend, le drainage étant un pilier majeur de la phytothérapie. L'autre inconvénient, à mon avis, est une impression moins importante de "prendre soin de soi" que lorsqu'on se prépare une infusion ou un massage aromatique.
- les huiles essentielles : Connues des mésopotamiens et des égyptiens, les huiles essentielles ont été utilisées depuis fort longtemps pour leurs propriétés antiseptiques, mais aussi... pour leur arôme! Très puissante, elles sont obtenues par distillation des parties de plantes aromatiques. Il s'agit donc d'extraits, très concentrés, qui n'ont pas les mêmes vertues que la plante d'origine. Comme elles sont très concentrées, elles sont à utiliser avec circonspection, soit diluées dans de l'huile ou de l'alcool, soit avec des dispersants adaptés, soit sur des comprimés neutres. Il est conseillé de toujours bien se renseigner avec d'utiliser une huile essentielle, et de ne jamais en donner à des enfants de moins de 3 ans, ni à des femmes enceintes. Elles peuvent être utilisées en interne avec circonspection, en externe ou par diffusion. Il est également important de choisir ses huiles essentielles afin de s'assurer de leur qualité. Sur le flacon doivent figurer le nom de la plante en français, en latin, la partie distillée, le chémotype si nécessaire (c'est à dire la molécule chimique majoritairement présente), la provenance, le mode de culture, le nom du distillateur et la date de distillation.
- les macéras glycérinés de bourgeons : Dans les bourgeons des végétaux se trouvent des cellules particulières appelées méristèmes ou encore cellules totipotentes. Elles sont capables de se transformer en n'importe qu'elle partie de la plante, en fonction des besoins de celle-ci. Utiliser les bourgeons pour son bien être revient à avoir à sa disposition l'ensemble des vertus de la plante, ajouté à des vertus nouvelles. Très intéressants, ils sont simples d'utilisation (15 à 30 gouttes par jour de macéra mère), et peuvent être utilisés par tous car leur teneur en alcool est minime.Très performant pour rééquilibrer l'organisme, ils peuvent êre utilisés en préventif comme lors d'un traitement. Il faut bien veiller cependant à utiliser les macéras mères et non les dilutions homéopathiques.
- les Suspensions Intégrales de Plantes fraïches : Comme leur nom l'indique, elles sont préparées avec des plantes fraîches mise en suspension à froid dans un mélange d'alcool et d'eau. Elles présentent l'intérêt de conserver toutes les propriétés de la plante fraîche. Cependant, elles sont encore peu répandues et peu de plantes sont disponibles sous cette forme à ce jour.
- les fleurs de bachs et autres élixirs floraux : Ce sont des macéras obtenus dans des conditions spécifiques qui confèrent à ces préparations des propriétés toutes particulières. "Homéopathies de l'âme", les élixirs permettent de faire face aux différents tourments de l'existance sans les masquer. Exempts de toutes contre indications, ils sont particulièrement indiqués lors de forts chocs émotionnels, ou de douleurs dont on n'a pu faire le deuil.
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